Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 23:24

 

Un article du Figaro de novembre 2007 titrait :

 

« Élu ou fonctionnaire : il va falloir choisir »

 

On pouvait lire : 

« ce n'est pas une réforme, c'est une révolution. L'UMP s'engage à mettre fin à la "surreprésentation des fonctionnaires dans les instances politiques".

Dans son programme législatif, le parti de Nicolas Sarkozy se propose d'instituer une règle simple : les fonctionnaires "devront démissionner de leurs fonctions lorsqu'ils choisissent d'exercer des responsabilités politiques". Plus la responsabilité exercée sera importante, plus la démission devra être rapide. En clair, un inspecteur des finances élu devrait aussitôt démissionner, tandis qu'un professeur d'histoire-géographie de lycée élu conseiller régional pourrait accomplir un mandat avant de devoir démissionner de la fonction publique s'il est réélu.

Pour une rupture, c'est une rupture. Actuellement, en effet, les hommes politiques issus de la fonction publique d'État, territoriale ou hospitalière - et en particulier les hauts fonctionnaires - peuvent briguer des mandats électifs dans des conditions beaucoup plus confortables que leurs homologues issus du secteur privé ou exerçant une profession libérale. 

 

En vertu du statut de la fonction publique élaboré en 1946 par Maurice Thorez, alors vice-président du Conseil, un fonctionnaire peut mener une carrière politique nationale pendant dix, vingt ou trente ans et réintégrer du jour au lendemain son corps d'origine en cas d'échec aux élections. Pendant la carrière politique des intéressés, leur ancienneté continue à progresser dans leur corps d'origine et leurs droits à la retraite sont préservés.

 

Une assurance "tous risques" jamais remise en cause depuis l'après-guerre et qui, jointe à la création de l'ENA, a entraîné progressivement une surreprésentation des fonctionnaires parmi les élus.

 

« On ne peut pas demander à nos concitoyens d'accepter le risque et l'exigence de mobilité si les dirigeants politiques donnent l'exemple inverse. Notre mesure permettra d'assurer l'égalité des élus face au risque de non-réélection, et une meilleure représentativité de l'Assemblée nationale »    

 

... »   nous expliquait alors l'UMP ! C'était en 2007.

 

Qu'y a t-il de changé aujourd'hui ? Rien. Que du vent, comme d'habitude  !

 

Un fonctionnaire élu continue de bénéficier de privilèges scandaleux par rapport à un élu venant du privé.

 

Les élus fonctionnaires peuvent demander une disponibilité de droit, un détachement ou décharges de service (articles 2-10°, 24 du décret n° 86-68 du 13 janvier 1986)

 

Ainsi, dans la majorité des cas, les élus fonctionnaires continuent de bénéficier de plusieurs avantages pendant l'exercice d'un mandat à plein temps :

- droits à l'avancement de grade ou d'échelon

- acquisition de ses droits à la retraite par cotisation

- conservation du régime spécial de sécurité sociale

- retour son poste d'emploi en cas de non réélection

 

ou pendant l'exercice d'un mandat à temps partiel :

- autorisation d'absence nettement plus large que dans le privé

 

L'Assemblée nationale compte près de la moitié de fonctionnaires. À titre de comparaison, en Grande Bretagne, depuis la Hatch Act de 1949, un haut fonctionnaire qui souhaite briguer un mandat électif doit démissionner avant même de se porter candidat. En Allemagne, il doit démissionner aussitôt après avoir été élu.

 

Un fonctionnaire qui est député pendant 5, 10, 15 ans, retrouvera son poste à la fin de son ou ses mandats. Il aura bénéficié de son avancement de grade et d'échelon comme s'il n'avait cessé de travailler. Il aura eu la possibilité de cotiser pour sa retraite de fonctionnaire pendant son ou ses mandats.

 

Au moment de prendre sa retraite, il sera l'heureux bénéficaire d'une pension de fonctionnaire (75 % de son dernier traitement) à taux plein, comme s'il n'avait jamais cessé d'occuper son poste, une pension de 1550 euros nets par mandat de député venant se rajouter au jackpot !  Elle est pas belle la vie ?

 

Le salarié du privé ou exerçant une profession indépendante, lui, n'aura pas ces privilèges dignes d'un système bolchévique !

 

Une imposture, encore une ...

 

Elle est pas belle la démocratie à la française ?

 


 

 

© grosseimposture.com 



Voir les 8 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

Commentaires

Notre pays crève de tous ces privilèges et rentes de situation. Il crève aussi d'une pyramide adminsitrative inadmissible et qui étouffe nos finances publiques. Sans compter les corps qui s'autoprotègent comme les magistrats (voir mon article sur le juge Burgaud)

Commentaire n°1 posté par Alain Rivier le 06/02/2012 à 13h59

Stupidité des informations et des commentaires dans ce site ... vous pensez être les pourfendeurs de la politique et vous allez n'y faire rentrer que des incapables ou des riches !

Vous ne savez pas de quoi vous parlez.

Je suis élu dans une municipalité de -3000 habitants, je n'ai bien sur aucune indemnité alors que j'y passe du temps (normal, mais cela vous n'en parlez pas).

Je serai intéressé par le poste de maire mais salarié du privé donc : je ne peux pas me permettre de me présenter ... le travail de maire dans une commune de ce type en intercommunalité nécessite quasi un temps plein ou au moins un mi temps (+ les soirées et les we ... + annoncer aux parents ue leur fils est décédé dans un accident ou autre ...)

Les indemnités de fonction ne couvre pas mon salaire dans le privé, par ailleurs pour exercer efficacement il faut déléguer à d'autres conseillers et de fait leur laisser une part de vos indemnités (c'est normal).

Et ensuite, si je ne suis aps élu au mandat d'après je fas quoi ? Ma boite n'est aps obligé de me reprendre à temps plein et peut me virer !!!

Alors oui les politiques sont plutot des retraités, des fonctionnaires, des "rentiers" (soit réel rentier soit entrepreneur éloigné de son entreprise).

Alors l'UMP au lieu de taper sur les fonctionnaires (qui font tourner nos municipalités) en leur enlevant les possibilités d'être élus feraient mieux d'élargir la "protection" aux salariés du privé !!!

Je ne sais pas quel type d'extrémiste est au commande de "grosseimposture" mais aller vers la démarche de l'UMP dit aller vers des politiques professionnels ... c'est ça que vous voulez ?

 

 

Commentaire n°2 posté par Philippe le 06/02/2012 à 16h51

À Philippe :

Vous avez raison : surtout, ne devenez jamais maire de votre commune ! Car si vous deviez gérer celle-ci de la même manière que vous vous exprimez, vos administrés auraient du souci à se faire !

Vos propos sont d'une incohérence grossière. Quant à notre supposée alliance avec L'UMP, désolé mais vous n'avez pas lu grand chose sur ce site ?!

Cet article ne fait qu'informer sur la réalité des privilèges qu'ont les élus fonctionnaires par rapport aux salariés du privé . Il n'est pas question d'idéologie politique. Prenez donc le temps de bien lire...

Cordialement,   

Commentaire n°3 posté par webmaster le 06/02/2012 à 17h25

Votre commentaire Philippe est excessif ! Il n'estpas question de s'enprendre aux élus des petites communes (j'habite moi-même une commune de 240 Ha en Vendée, si bien qu'elle n'a pas les moyens de déneiger et depend du bon vouloir du Département). Il s'agit de dénoncer : nos 22 régions (15  de trop), les départements : une absurdité ils ne servent plus à rien. Voilà, c'est tout cela qu'il faut réformer. Réformer les rentes d esituation et le cumuls nés des rélection à répétition avec pour conséquence que les élus au bout d'un certain temps sont coupés de tout. C'est à dire de la vie réelle.Que pesnez-vous de l'inflation de fonctionnaires territoriaux (certains toujours en stage de formation, en missions bref jamais là)  Ne devenz pas Maire, vous n'êtes pas fait pour cela, parceque vous trouvez que tout va bien et qu'il ne faut rien changer. Universitaire (prof de droit) , j'ai eu l'occasion de diriger un mémoire de second cycle sur les collectivités territoriales, je crois savoir de quoi je parle.   

Commentaire n°4 posté par Alain Rivier le 06/02/2012 à 17h44

Les petites communes sont aussi un problème (dans une moindre mesure), car un maire, payé 650 € (ç'a beaucoup augmenté ces dernières années, et désormais il y a de la concurrence lors des élections…), et des adjoints également rémunérés, pour toute commune, qu'elle héberge 100 âmes ou moins, ça n'a pas beaucoup de sens. Je suis originaire de ce type de petite village, et cela fait énormément d'élus superflus, in fine, et ces maires, souvent, ne mettent que rarement un pied dans leur mairie, et sont tout aussi discrets auprès de leurs administrés.

Plus de 36 500 maires, et encore plus d'adjoints, tous rémunérés, cela fait beaucoup, pour un petit pays comme le nôtre… Un « maire » pour un groupe de petits villages voisins, voire pour un canton, suffirait amplement.

Commentaire n°5 posté par ves le 06/02/2012 à 22h46

on pense rever a la lecture de ces chiffres et pendant ce temps les petits serre encore plus la ceinture honte aux requins de la politique !

Commentaire n°6 posté par hubert le 07/02/2012 à 14h32

et qui paye c'est vermines??? ben c nous:les pauvres couillons!!!! et ils l'affiche!!! c un doigt ou le bras dans le c... qu'ils nous mettent,normal qu'ils soient payées mais raisonablement HOOOO REVEIL!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Commentaire n°7 posté par ozit zit le 14/02/2012 à 17h39

En réponse à Mr Philippe ,

Si vous voulez devenir maire de votre commune ; commencez dans un premier temps, par apprendre à lire ! Dans un second temps , vous apprendrez à compter et à comprendre que ce n'est pas pour "le salaire officiel" qu'autant d'élus se déchirent pour obtenir la place....Mais ça , vous l'aviez compris Mr Philippe , non ?Alors arrêtez de prendre les gens pour des cons !

 

 

Commentaire n°8 posté par Michel31 le 15/02/2012 à 00h14

Résultats présidentielle 2012

Résultats 

présidentielle 2012

 

Nos élus

Le gouvernement

Nos ministres : "les nababs cumulards"

Impostures !

Texte Libre

Dossiers

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés