Partager l'article ! Au Nord, c'étaient les Corons ♪: ♪ Au nord, c'étaient les corons ♫ La terre, c'étai ...
Grosse Imposture !
"Tous les acteurs sont des menteurs. Les plus mauvais font de la politique..."
"Il ne suffit pas d'avoir de l'esprit, encore faut-il en avoir assez pour s'abstenir d'en avoir trop ! "
♪ Au nord, c'étaient les corons ♫ La terre, c'était le charbon ... Elle est belle cette chanson reprise en cœur dans un stade de football, par exemple.
Le nord c'est aussi les corrom..pus ! Et ça ce n'est pas la même musique. Bien sûr, la région et sa population ne sont pas en cause ici.
Jean-Pierre Kucheida serait au Nord ce que Jean-Noel Guérini est au Sud ?
Le député socialiste et maire de Liévin est aussi président de l' Epinorpa, l'un des plus gros bailleur sociaux de France. Ce baron du PS dans le Pas-de-Calais semble avoir utilisé à des fins personnelles sa carte de crédit professionnelle de la Soginorpa, filiale de droit privé de l'Epinorpa.
Jean-Pierre Kucheida est également à la tête de l'Adévia, une société d'économie mixte chargée de la gestion de projets immobiliers.
Le début de cette "affaire" remonte à décembre 2007. Un comptable de la Soginorpa alerte sa direction financière « pouvons-nous justifier le bien-fondé des déplacements de M. Kucheida en Corse, à Toulouse, la dépense de restaurants du dimanche 27 mai 2007, dimanche de Pentecôte, à 23 h 52 et 1,6 kilo de poisson du jour sur la facture de La Rascasse, port de Saint-Florent, en Corse, d'un montant de 142 euros ? » insiste le comptable.
« À quel titre Jean-Pierre Kucheida possède-t-il une carte affaires de la Soginorpa, et pourquoi la fait-il "chauffer" pour des dépenses éloignées du champ d'action du bailleur social qui gère les logements miniers ? Pouvez-vous me dire si M. Kucheida effectue des voyages d'affaires d'une semaine pour Soginorpa, car en mars 2007 nous avons réglé une facture de parking à l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle de 209 € pour un stationnement du 12/03/07 au 20/03/07 » interroge encore le comptable par courriel.
Fournitures en tout genre
Ce courriel fait partie des nombreux documents aujourd'hui entre les mains de la justice qui enquête sur un possible
financement occulte de la fédération PS du Pas-de-Calais dont le chef d'orchestre serait Jean-Pierre Kucheida. Plusieurs courriers adressés à la juge de Béthune, Véronique Pair, par l'ancien
maire socialiste de Hénin-Beaumont Gérard Dalongeville mis en examen notamment pour "détournements de fonds publics" ont allumé la mèche et déclenché une enquête préliminaire, comme l'a révélé Le Point.fr.
Un autre e-mail, toujours du même comptable, relatif à un buffet dînatoire pour 100 personnes en présence de Jean-Pierre Kucheida, intéresse particulièrement les enquêteurs : «J'ai été contacté ce mercredi 21/12 par monsieur Bouche du restaurant le Cèdre Bleu, qui s'étonnait de ne pas avoir reçu le règlement de sa facture n° 147 du 10/10/05 pour un montant de 5 382 euros». Jean-Marc Bouche n'est pas un inconnu de la justice. Ancien chef d'entreprise de commerce de gros jusqu'en 2009, il était le fournisseur numéro un de la ville d'Hénin-Beaumont pour des marchandises aussi hétéroclites que du papier hygiénique, du mobilier ou des équipements de stade, le tout à des tarifs loin d'être concurrentiels.
Impayé sans facture
Cet ancien vice-président de la chambre de commerce et d'industrie de Lens est sous le coup de deux mises en examen, l'une pour "trafic d'influence" dans l'affaire de Hénin-Beaumont, l'autre pour
"corruption" dans le dossier du juge Pichoff, un ancien président du tribunal correctionnel de Béthune soupçonné d'avoir reçu de l'argent pour rendre des décisions complaisantes. Jean-Marc Bouche
avait repris un temps la gestion du Cèdre Bleu, un restaurant devenu le passage obligé des fêtes et des cérémonies du PS local auquel Jean-Marc Bouche, adjoint au maire de Montigny-en-Gohelle,
appartenait.
Et le comptable de la Soginorpa de poursuivre dans son courriel : «Après vérification du Cèdre Bleu, je me suis aperçu que Soginorpa n'était pas en possession de cette facture. J'ai demandé à Monsieur Bouche de me faire parvenir un duplicata et j'ai contacté Madame D. afin de savoir si cette facture était due par Soginorpa. (...) Ce matin, Monsieur Bouche m'a recontacté pour connaître la suite réservée à sa facture en me précisant qu'il voulait percevoir son règlement avant la fin de l'année. À défaut d'une suite favorable, il s'adressera à Monsieur Kucheida...» Finalement, la facture sera réglée rubis sur l'ongle au restaurateur.
Grandes tables
Le Point a pu consulter la totalité des relevés des dépenses effectuées par le poids lourd du PS dans le
Pas-de-Calais avec la carte de crédit Soginorpa. Le 4 août 2005, le député-maire règle une note de 1 624 euros au restaurant gastronomique de Marc Veyrat, près d'Annecy, où il possède une
résidence secondaire. Assurément, Jean-Pierre Kucheida a un faible pour les bonnes tables. Le 28 mai 2007, il régale dix convives au Meurin pour 1 009 euros. Le député-maire semble
particulièrement apprécier ce restaurant, car il y retourne régulièrement aux frais de Soginorpa.
À la mi-août 2005, le président est à Malte, où il fait deux achats pour 519,55 et 322,30 euros. Il retire aussi des devises.
En octobre dernier, un rapport a épinglé la gestion de l'Epinorpa. La chambre régionale des comptes avait déjà critiqué dans deux autres documents la gestion de la Soginorpa. Dans le dernier, remis en juillet, les magistrats avaient notamment révélé des anomalies dans les appels d'offres. L'audit financier qui a été présenté au comité central d'entreprise de la Soginorpa a enfoncé le clou. Il mentionne des cessions de terrains et de bâtiments "réalisées à l'euro symbolique au profit de collectivités", jusqu'en 2008, "ce qui est susceptible de constituer un abus de bien social, s'agissant d'une société de droit privé", note le cabinet Diaseo. Ce que conteste la direction de la Soginorpa.
Placement très hasardeux
L'audit financier s'interroge également sur l'existence d'un éventuel "manquement grave en termes de dissimulation d'informations" vis-à-vis du conseil d'administration. Malgré des éléments apportés par des experts financiers dès 2005, des "swaps" spéculatifs ont été souscrits jusqu'en 2008. Un manque de réaction qui pourrait coûter cher. Diaseo estime que les swaps, ces contrats de couverture de risques des taux des prêts, pourraient entraîner jusqu'à "173 millions d'euros de pertes probables". "On peut regretter ce manque d'information, mais ce n'est pas illégal", dit-on du côté de la Soginorpa.
Reste que, étant donné cet endettement, les dépenses du député-maire de Liévin font tache. Contacté par Le Point, Jean-Pierre Kucheida n'a pas donné suite.
Aujourd'hui, l'élu vient d'être de nouveau investi par les militants de la section socialiste du Pas-de-Calais pour être le candidat aux législatives. Il cumule les mandats et les casquettes. En est-il de même pour les cartes professionnelles ?
Le parquet de Béthune et la juge d'instruction à qui Gérard Dalongeville a décrit le système de corruption se sont dessaisis de l'affaire. Ils l'auraient confiée au parquet de Lille qui ne souhaite pour l'instant pas communiquer.
Toutefois, les Inrocks et Le Point assurent que la division nationale d'investigations financières et fiscales (DNIF) ainsi que des policiers de la PJ de Lille enquêtent actuellement sur cette affaire. Certains chefs d'entreprises de la région auraient déjà été auditionnés comme témoins à Nanterre par la DNIF.
Ces accusations de corruption, qui plus est dans la région de la première secrétaire, Martine Aubry, tombent mal. Comme dans l'affaire Guérini, Arnaud Montebourg a alerté le PS d'une missive à Martine Aubry pour lui expliquer la gravité de la situation. Il lui demande aussi de ne pas valider les candidatures aux prochains législatives des députés sortants Jean-Pierre Kucheida, ainsi que celle d'Albert Facon, élu à Hénin-Beaumont.
Sources : Le Point.fr, L'Express.fr, les inRocks.com
grosseimposture.com
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Régions : "les Conseils régionaux"
Nos ministres : "les nababs cumulards"
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